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La géothermie, une énergie d’avenir

La géothermie, une énergie d’avenir

Publié le 26 septembre 2017

La géothermie consiste à exploiter les calories naturellement présentes dans le sous-sol pour produire de l’électricité ou de la chaleur. C’est une source d’énergie renouvelable aux multiples atouts. Le point.

La chaleur de la Terre

Du grec geo (la Terre) et thermos (la chaleur), le terme « géothermie » ne prête pas à confusion. Cette technique consiste à capter les calories contenues naturellement dans le sous-sol pour les transformer en électricité ou en chaleur. Le principe repose sur un constat : plus on s’enfonce sous la surface terrestre, plus la température augmente, environ 3°C tous les 100 mètres. On peut ainsi exploiter l’énergie calorifique de la Terre à quelques mètres de la surface comme dans les gisements très profonds et beaucoup plus chauds. A chaque profondeur correspond une technique et des usages particuliers, dont le principal, en France, concerne le chauffage des bâtiments.

Trois types de géothermie

La géothermie de haute énergie intervient dans les zones volcaniques ou les couches très profondes de la Terre, là où les températures dépassent 150°C. La vapeur d’eau récupérée fait tourner des turbines qui produisent de l’électricité. Si le sous-sol ne contient pas d’eau, alors on en injecte. Le liquide se réchauffe au contact de la roche brûlante et il suffit ensuite de le récupérer par pompage pour produire de l’électricité, selon le principe précédent. Une partie de la ville de Strasbourg est alimentée en électricité grâce à ce système.

La géothermie de basse énergie utilise de façon directe la chaleur du sous-sol moins profond (à plus de 200 mètres sous nos pieds tout de même) pour le chauffage collectif des bâtiments. L’eau chaude, issue de la Terre, tourne en boucle dans un circuit fermé, réchauffant un réseau parallèle où circule l’eau de ville.

La géothermie de très basse énergie, celle qui est utilisée par les particuliers, repose sur un système de capteurs enterrés dans les premiers mètres du sous-sol, là où la température n’excède pas 10°C. Le dispositif est complété par une pompe à chaleur (PAC) qui prélève les calories et assure le chauffage de la maison comme son rafraîchissement (si la PAC est réversible). Selon l’Ademe*, ce système peut assurer jusqu’à 60 % des besoins en énergie pour le chauffage d’une maison.

Une filière énergétique aux multiples atouts

Renouvelable, présente partout, propre, discrète, disponible 24 h/24… La géothermie ne manque pas d’atouts convaincants dans un contexte de nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe à 23 % la part des énergies renouvelables dans la consommation nationale brute en 2020 (32 % en 2030). Elles ne représentaient que 9,4 % de l’énergie primaire consommée en 2015, dont 8,9 % pour la filière géothermique. Pour atteindre l’objectif, les pouvoirs publics proposent des coups de pouce financiers aux particuliers désireux de s’équiper. De son côté, Eni peut leur allouer une aide de solidarité écologique. Pour savoir si un projet est éligible et simuler la Prim’Eni, c’est ici !

* Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

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