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Le tourisme durable, une nouvelle conception des vacances

Le tourisme durable, une nouvelle conception des vacances

Publié le 02 août 2018

Séjour à vélo, hébergement en roulotte, chantier solidaire à l’étranger... Et vous, comment allez-vous passer vos vacances d’été ? Selon une étude parue au printemps dernier (1), 87 % des touristes internationaux déclarent vouloir voyager en limitant leur impact sur l’environnement. C’est ce que les acteurs du secteur appellent le « tourisme durable ». Explications.

Un secteur-clé de l’économie mondiale

Le tourisme génère un emploi sur onze dans le monde et son volume d’affaires égale, voire dépasse, celui des industries pétrolière, agroalimentaire et automobile. (2) En France, le secteur représente près de 8 % du PIB et deux millions d’emplois directs et indirects (3). Or, comme toute activité, le tourisme a des répercussions négatives, notamment en termes de consommation d’espace, de pressions sur l’eau, l’énergie, la gestion des déchets, la qualité de l’air… Sans compter les effets délétères possibles sur les populations d’accueil. C’est ainsi que l’on assiste depuis quelques années à des marches « anti-touristes » à Venise, Barcelone ou encore Dubrovnik, pour dénoncer les effets du tourisme de masse. Il existe heureusement d’autres façons de voyager.

Le tourisme durable fait de plus en plus d’adeptes

Aujourd’hui intégrée dans les objectifs des Nations Unies, la notion de tourisme durable est née au début des années 90. L’Organisation mondiale du tourisme en donne la définition : il s’agit d’un « tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. » Peut-on, en effet, s’émerveiller de la Grande Barrière de corail, comme deux millions de touristes chaque année, tout en sachant que l’on en menace la survie ? Ou encore regretter la bétonisation d’une zone littorale tout en profitant de ses infrastructures ? A ces questions, de plus en plus de personnes répondent « non », aspirant à des vacances responsables et à visage humain.

Des labels garantissent les bonnes pratiques

L’offre touristique s’adapte donc à cette tendance « green » au niveau de la logistique des séjours (compensation carbone, choix des prestataires…), de l’hébergement (mesures d’économie d’énergie, achats responsables…), et des activités proposées. Des labels garantissent ces bonnes pratiques comme l’écolabel européen, le label Clés Vertes, la certification Green Globe pour les acteurs touristiques ou encore la certification ART pour les tours opérateurs et les voyagistes. Vacances « vertes » à la mer, à l’étranger, séjours itinérants ou à caractère sportif… À chacun de choisir ses vacances en s’informant puis, sur place, en adoptant un comportement comme à la maison pour minimiser son empreinte écologique : économiser l’énergie, l’eau, trier ses déchets, favoriser des modes de transport doux, acheter chez les commerçants locaux… Prêt à partir ? Avant cela, Eni vous conseille de ne pas oublier les précautions d’usage concernant le gaz et l’électricité. Bonnes vacances !

1. Etude internationale menée par Booking.com, avril 2018.
2. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
3. Selon le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères, France diplomatie

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