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Le Twistron, une insolite source d’électricité

Le Twistron, une insolite source d’électricité

Publié le 16 octobre 2018

Les recherches de sources d’énergies alternatives, plus durables et plus écologiques, vont bon train. Déjà des solutions novatrices à base d’eau de mer, de micro-algues ou encore d’hydrogène sont à l’essai. Mais connaissez-vous le Twistron, une « fibre » torsadée (twist) qui produit de l’électricité lorsqu’on l’étire ou qu’on la tord ? Découverte.

C’est une équipe de recherche internationale basée au sein du NanoTech Institute de l’Université du Texas, à Dallas, qui est à l’origine de cette surprenante invention baptisée Twistron. De quoi s’agit-il ? Ce n’est pas un nouvel accélérateur de particules, ni un vaisseau du futur, mais une « fibre » synthétique de haute technologie, capable de générer de l’électricité de façon autonome.

Comment ça marche ?

Le Twistron est composé de nanotubes de carbone dix mille fois plus fins qu’un cheveu. Ces tubes flexibles sont torsadés entre eux, ce qui a pour effet de les rendre élastiques et résistants. Immergés dans une substance conductrice (électrolyte), ils produisent de l’électricité sans batterie ni branchement. « Lorsque la fibre est tordue ou étirée, le volume du carbone dans le nanotube lui, diminue, rapprochant entre elles les charges électriques sur le fil et augmentant dans un même temps leur énergie. Cela accroît le voltage associé à la charge déjà présente dans le fil, permettant la récolte d'énergie » explique le Dr Carter Haines, de l’équipe du NanoTech Institute.

De multiples applications

Cette invention a été expérimentée à l’aide d’une ampoule LED. Etiré puis détendu à raison de 30 fois par seconde, le Twistron peut générer 250 watts d’électricité par kilogramme. Un fil de 19,2 milligrammes peut ainsi alimenter une ampoule LED de 2,3 volts. Cette fibre miraculeuse va-t-elle bientôt nous permettre de nous affranchir de nos encombrantes batteries ? Hélas, les quantités produites sont encore insuffisantes, mais on peut vraisemblablement imaginer des applications futures dans les objets connectés et les appareils où changer une pile est compliqué. Intégrés dans le tissu, ces nanotubes de carbone génèrent de l’électricité à partir des mouvements du corps, comme l’a démontré une autre expérience. Les chercheurs ont intégré le Twistron à un t-shirt qui produisait de l’énergie par la simple respiration du porteur. Last but not least, des fibres ont été reliées à un muscle artificiel qui se contractait et se dilatait en fonction des changements de température de l’air, charriant de grandes promesses pour le domaine médical.

Produire de l’électricité à partir des vagues

Avec le concours de l'Université sud-coréenne de Hanyang associée au projet, un Twistron de 10 cm, intégré à un cordage, a été immergé au large des côtes de Corée du Sud, entre un ballon qui flottait à la surface de l’eau et un plomb qui reposait au fond. Les vagues élevaient le ballon, ce qui étirait le fil et générait l’électricité. Répéter l’opération à grande échelle permettrait, dans le futur, de récolter une énorme quantité d’électricité verte grâce à l’énergie houlomotrice. Mais en attendant le développement de cette technologie prometteuse, vous pouvez compter sur Eni pour vous fournir une électricité 100 % verte.

Source: University of Texas at Dallas

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