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Lumières sur le tableau électrique

Lumières sur le tableau électrique

Publié le 18 décembre 2017

Bien camouflé dans son boitier, votre tableau électrique tend à se faire discret. Il est cependant le point névralgique de votre installation. Mieux comprendre.

Parce qu’il permet un auto-relevé périodique de consommation, le compteur électrique est un élément qui nous est familier. En revanche, le tableau électrique l’est beaucoup moins. C’est pourtant dans ce coffret, d’apparence banale, qu’arrivent toutes les lignes de distribution électrique du logement. Et c’est là que se trouvent les modules nécessaires au fonctionnement et à la sécurité de l’installation, des biens matériels (électroménager, éclairage…) et des personnes.

Les interrupteurs différentiels de 30 mA (30 milliampères)

Ils sont situés au départ de chaque rangée du tableau électrique. Leur nombre varie en fonction de la surface habitable du logement, avec un minimum de deux interrupteurs pour une surface inférieure ou égale à 35 m2. Couplés au circuit de mise à la terre, ils protègent les personnes contre les fuites de courant.

Les disjoncteurs divisionnaires

Ils correspondent chacun à une ligne électrique dans le logement. Remplaçant les anciens fusibles, ils protègent l’installation des courts-circuits et des surcharges, qui peuvent être à l’origine d’incendies. Leur calibrage est adapté à la section de la ligne électrique et à la puissance consommée, par exemple 2 A pour une simple sonnette de porte, 10 A pour l’éclairage, 16 A pour les prises de courant, 20 A pour un lave-linge ou un réfrigérateur et 32 A pour une plaque de cuisson.

A ces modules principaux s’ajoutent parfois d’autres éléments comme un parafoudre destiné à protéger l’installation contre les surtensions, ou encore un télérupteur qui commande l’éclairage à partir de plusieurs boutons poussoirs, en lieu et place des anciens montages en va-et-vient. Le contacteur jour/nuit, qui déclenche automatiquement la mise en marche de certains appareils pendant les heures à tarif réduit (abonnement spécifique), est également fixé sur le tableau électrique. En revanche, n’y cherchez pas le disjoncteur de branchement ou disjoncteur principal. Cet appareil, qui permet la coupure générale de l’alimentation électrique du logement, est quant à lui situé en amont, souvent à côté du compteur, voire sur la même platine.

NF C 15-100, un référentiel de sécurité

Selon l’Observatoire national de la sécurité électrique, les deux tiers des diagnostics électriques obligatoires (DEO) effectués dans le cadre de la vente d’un logement, présentent des anomalies. Rappelons que depuis juillet 2017, le DEO est également obligatoire pour la mise en location d’un bien. En France, c’est le référentiel NF C 15-100 qui donne le cadre légal pour toute installation électrique, dans le neuf comme dans le cas de grosses rénovations. L’enjeu est important : sur les 250 000 incendies domestiques recensés chaque année, 80 000 sont d’origine électrique.
En cas de sinistre, si un défaut de conformité est avéré, l'indemnisation peut en outre être remise en cause par les assurances. Aussi, seul un professionnel peut vous garantir une installation conforme et sûre, validée par le Consuel*. A défaut d’être un bricoleur confirmé et d’avoir pris soin de couper le courant au disjoncteur principal, ne vous risquez jamais à intervenir vous-même sur votre tableau électrique.
* Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité.

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