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Tout savoir sur le prix de l’électricité

Tout savoir sur le prix de l’électricité

Publié le 11 août 2017

Selon le baromètre 2016 du médiateur national de l’énergie, 71 % des Français se disent préoccupés par leur consommation d’électricité. Qui est responsable de la fixation des prix ? Les factures vont-elles continuer à grimper ? ENI démêle le vrai du faux.

Les prix de l’électricité sont fixés par l’Etat.

VRAI ET FAUX. Depuis l’ouverture du marché résidentiel à la concurrence en 2007, il existe deux types d’offres pour les particuliers :

- les tarifs réglementés de vente proposés par EDF, effectivement fixés par les pouvoirs publics après avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ;

- et les offres de marché dont les prix sont fixés librement par les fournisseurs d’électricité dits alternatifs comme Eni. Ces offres peuvent être à prix fixe ou à prix variables (indexés ou non sur les tarifs réglementés).

Le prix du kilowattheure d’électricité est le même pour tous.

FAUX. Il varie selon l’offre souscrite, le type d’abonnement (heures creuses/heures pleines ou base) et la puissance du compteur (3, 6 ou 9 kVA). A noter que le montant de l’abonnement est également variable selon l’option choisie et la puissance du compteur.

L’électricité est l’un des produits les plus taxés en France.

VRAI. Perçues au profit de l’Etat et des collectivités territoriales (commune, département), les taxes (TCFE1, TVA2) et les contributions (CTA3, CSPE4) représentent 35 %* du montant de la facture électrique.

Le solde étant réparti entre, d’une part, le prix du transport de l’énergie (29 %), partie restituée aux gestionnaires de réseaux et, d’autre part, celui de la production d’électricité qui inclut les frais commerciaux (36 %). C’est ce dernier poste qui varie d’un fournisseur à l’autre.

* Tarif réglementé de vente d’électricité pour un client résidentiel au 31 mars 2017.

Les offres de marché sont plus compétitives que les tarifs réglementés.

VRAI. Les fournisseurs alternatifs comme Eni proposent des offres plus diversifiées et plus attractives, jusqu’à 10 % au-dessous du tarif réglementé HT, avec un service équivalent. Mais fin 2016, seulement 14 % des ménages avait choisi de quitter le fournisseur historique en quête de solutions plus avantageuses, comme Astucio Eco au prix bloqué révisable uniquement à la baisse ou encore Evo qui suit l’évolution des tarifs réglementés HT avec 2 % de réduction.

Les tarifs réglementés de l’électricité suivent l’évolution du coût de la vie.

FAUX. Le tarif de l'électricité augmente beaucoup plus vite : + 30 % entre 2010 et 2016 (7,2 % pour l’inflation sur la même période selon l’Insee). Mais le prix de l’électricité reste pourtant modéré et stable en comparaison de la plupart des autres pays européens : la facture des ménages français est de 25 % environ au-dessous de la moyenne européenne.

La hausse des tarifs est due au développement des énergies renouvelables.

VRAI, MAIS PAS SEULEMENT. La CSPE4, introduite en 2003 pour financer le développement des énergies renouvelables, n’est pas le seul facteur explicatif. La TCFE1 a également été revue à la hausse, de même que le coût de production de l’électricité en vue de financer la mise à niveau du parc nucléaire français suite à la catastrophe de Fukushima. Le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) a également été revalorisé au 1er août 2017 entraînant une augmentation de la facture de l’ordre de 2 % pour tous les ménages. Opter pour un fournisseur alternatif comme Eni est donc une excellente solution pour adoucir ces majorations, d’autant que la facture risque de grimper encore avec la décision de prolonger les centrales nucléaires, le déploiement du compteur Linky et les travaux destinés à intégrer la production des énergies éolienne et photovoltaïque sur le réseau. Pour les consommateurs, il est plus que jamais temps de comparer les offres !

1. Taxe sur la consommation finale d’électricité (composée de taxes départementale et communale).
2. Taxe sur la valeur ajoutée.
3. Contribution tarifaire d’acheminement.
4. Contribution au service public de l’électricité.

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