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Chauffage d’appoint, ce qu’il faut savoir pour faire le bon choix

Chauffage d’appoint, ce qu’il faut savoir pour faire le bon choix

Publié le 17 janvier 2018

Au plus fort de l’hiver, lorsque le chauffage central peine à apporter un confort thermique satisfaisant, recourir à un chauffage d’appoint mobile est une excellente solution, mais à condition de choisir un modèle adapté et de respecter les précautions d’usage. Ce qu’il faut savoir.

Pour les six millions de ménages français en situation de précarité énergétique*, utiliser un appareil d’appoint à la place du chauffage principal, moins facile à maîtriser en termes de dépenses, peut sembler avantageux. Rappelons d’emblée qu’il n’en est rien. En outre, s’il fonctionne en continu, votre chauffage d’appoint peut provoquer maladies respiratoires, problèmes liés à l’humidité et à la pollution de l’air intérieur, sans compter les maux de tête, intoxications et autres risques d’incendie… Aussi, les personnes rencontrant des difficultés pour se chauffer ne doivent pas hésiter pas à solliciter les aides disponibles. Ces réserves à l’esprit, reste l’embarras du choix.

*Source : ONPE, étude de novembre 2016.

Les appareils au gaz

Puissants et peu coûteux, les appareils au gaz (butane) se déclinent en trois modèles : les poêles à infrarouge qui rayonnent la chaleur jusqu’à 5 mètres, les chauffages infrableu qui sont plus économiques et chauffent plus rapidement, et enfin les modèles à catalyse (combustion sans flamme à basse température) plus performants et qui rejettent moins de gaz toxique. Une bonne ventilation est cependant capitale pour une utilisation en toute sécurité de ces appareils.

Les poêles à pétrole

Il existe deux types de poêles à pétrole : les modèles d’entrée de gamme à mèche (à simple ou à double combustion), et les modèles à allumage électronique (branchés sur le secteur) plus chers mais réglables et parfois même programmables. Leur intérêt principal est leur puissance et leur rapidité de chauffe. Leurs principaux inconvénients : une odeur de pétrole à l’allumage et à l’arrêt et surtout des risques d’intoxication en cas de mauvaise utilisation. C’est pourquoi les poêles à pétrole modernes sont équipés d’un détecteur de CO2.

Les cheminées à l’éthanol

D’un design séduisant, les cheminées à l’éthanol (carburant d’origine végétale), accrochées au mur ou posés au sol, ne nécessitent pas de conduit d’évacuation. Mais leur intérêt est avant tout décoratif car elles chauffent peu. De plus, elles dégagent CO2 et humidité, et le combustible est assez cher.

Les chauffages d’appoint électriques

Ils sont pratiques (thermostat, minuterie…), relativement bon marché et n’émettent pas de gaz toxique. Les radiateurs soufflants ou à infrarouge sont peu encombrants, idéals pour la salle de bain. Dans les pièces de taille moyenne, on préfèrera les radiateurs à panneau rayonnant ou à bain d’huile, qui présentent une inertie thermique appréciable qui prolonge l’effet.

Des précautions s’imposent

• Quel que soit votre choix, optez pour un appareil homologué répondant aux normes en matière de sécurité et de performance et respectez la notice d’utilisation.
• Choisissez une puissance adéquate : 100 watts (0,1 kW) par m2 à chauffer.
• Installez votre poêle à pétrole, à gaz ou à éthanol dans une pièce parfaitement ventilée et équipez-vous d’un détecteur de monoxyde de carbone par précaution.
• Aérez tous les jours pendant environ 10 minutes.
• Ne laissez jamais l'appareil sans surveillance, notamment en présence d’enfants.
• Assurez-vous qu’il ne risque pas de tomber et éloignez-le des matières combustibles : rideaux, fauteuils…

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