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La pollution numérique, un enjeu écologique majeur

La pollution numérique, un enjeu écologique majeur

Publié le 29 octobre 2018

Le monde virtuel a des conséquences bien réelles sur l’environnement. La fabrication des infrastructures et des équipements, mais également l’énergie nécessaire à leur fonctionnement, comme l’usage que nous en faisons, sont source de pollution. Quelques bonnes pratiques pour réduire l’empreinte écologique de nos activités numériques.

Comme toute activité humaine, l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) a des effets négatifs sur l’environnement. Selon les sources, le secteur informatique représenterait 7 % à 15 % de la consommation mondiale d’électricité, générant plus de CO2 que le transport aérien. Mais la pollution numérique étant invisible, comprendre son impact n’est pas toujours aisé. Pour en mesurer l’ampleur, ce sont toutes les étapes du cycle de vie des équipements, outils et infrastructures, qu’il faut questionner.

La fabrication, première source de pollution

La fabrication d’un seul ordinateur nécessite 240 kg de combustibles fossiles, 22 kg de produits chimiques et 1,5 tonne d’eau. Or il existe un milliard d’ordinateurs dans le monde, deux milliards de smartphones, 45 milliards de serveurs… Dans les années à venir, on prévoit une augmentation sensible du nombre des utilisateurs et une explosion de celui des objets connectés (50 milliards dès 2020).
Outre participer à l’épuisement des ressources, cette production de masse est à l’origine de pollutions durables (eau, terre, air) sur de vastes territoires. Sans compter les millions de tonnes d’e-déchets bourrés de matériaux toxiques qui sont jetés chaque année, et trop souvent hors des circuits légaux de recyclage.

Une consommation d’énergie exponentielle

A l’horizon 2020, l’économie digitale devrait représenter l’équivalent de 20 % de la consommation électrique mondiale. Une voracité surtout liée au fonctionnement non-stop du réseau et des centres de données. Entre l’alimentation des serveurs et les systèmes de climatisation, un datacenter d'environ 10 000 m2 consomme autant d’électricité qu'une ville de 50 000 habitants ! L’aspect environnemental des nouveaux usages digitaux est peu souvent pris en compte. Les transactions en crypto-monnaies, par exemple, représenteraient déjà l’équivalent en consommation électrique d’un pays comme l’Irlande.
Le numérique représente aujourd’hui le premier poste de consommation d’électricité au bureau, et le second à la maison. Chaque courriel, chaque requête adressée sur internet finissent, mises bout à bout, par avoir un impact non négligeable à la fin de l’année. Selon l’Ademe, l’envoi quotidien d’une trentaine de courriels à deux destinataires contenant des pièces jointes de 1 Mo génèrerait des émissions annuelles de CO2 équivalentes à 1 000 km parcourus en voiture.

Garder le contrôle à la maison

Chacun peut cependant agir pour limiter la pollution digitale. A la maison, chaque geste compte.
- Videz régulièrement vos boîte mail, corbeille et spams.
- Modérez l’envoi de mails avec pièces jointes.
- Préférez un stockage et un usage local de vos données (plutôt que le Cloud).
- Evitez de regarder la TV sur internet et préférez un DVD à une vidéo en streaming.
- Pensez à éteindre vos appareils numériques (box et smartphones inclus), lorsque vous ne vous en servez pas.
- Changez d’appareil seulement lorsque l’ancien est HS et portez-le au recyclage.
- Optez pour un contrat de fourniture d’énergie 100 % renouvelable.
Au bureau, la même méthode s’applique, mais les entreprises ont aussi un rôle à jouer pour réduire la pollution numérique. Notamment en mettant en ligne des sites technologiquement bien construits. Le choix de l’éco-conception est un choix responsable, mais également source d’économies. Faire évoluer les pratiques suppose une prise de conscience. Alors, commencez par aller faire un tour sur le site ecoindex.fr afin d’évaluer la performance environnementale de vos sites favoris.

Sources : Ademe
GreenIT.fr
Greenpeace

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