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Architecture bioclimatique, une maison écolo et économe

Architecture bioclimatique, une maison écolo et économe

Publié le 07 février 2018

Pour réduire nos besoins énergétiques, nombre de petits gestes sont effectués au quotidien, et peuvent amener à faire d’importantes économies. Mais du côté des démarches de plus grande ampleur, l’habitat bioclimatique occupe une place de choix. Les logements construits selon ce principe ont naturellement moins besoin de chauffage et d’éclairage artificiel. Explications.

La construction bioclimatique repose sur une règle élémentaire : profiter au maximum des ressources naturelles fournies par l’environnement (soleil, vent…) et concevoir l’habitat en conséquence, de façon à faire des économies d’énergie.
Maison compacte pour limiter les pertes de chaleur, grandes baies vitrées au Sud pour profiter de l’éclairage et de degrés supplémentaires, garage au Nord pour faire tampon au froid… Ce sont tous ces principes de bon sens qui sont exploités dans une architecture dite bioclimatique.

Tirer l’énergie de son environnement

Les caractéristiques du terrain et du milieu naturel (climat notamment) jouent donc un rôle essentiel dans l’étude du projet. Les architectes s’attachent prioritairement à l’orientation de la maison, afin de valoriser les apports gratuits du rayonnement solaire et ainsi réduire le coût du chauffage. Ils dessinent les plans dans le but de favoriser la circulation de l’air et apportent un soin particulier aux ouvertures (taille, orientation et protection des fenêtres). De même, ils ont recours au relief du terrain, par exemple pour une implantation semi-enterrée qui permet une optimisation thermique et s’intègre plus harmonieusement dans le paysage. Dans le même esprit, l’ombre naturelle des arbres peut être mise à profit, par exemple pour abriter une véranda des rayons du soleil.

Des matériaux naturels, sains et recyclables

Capter la chaleur à l’intérieur du logement ne suffit pas, encore faut-il la retenir. Pour cela, il convient de soigner l’inertie et l’étanchéité de l’édifice. Sont évidemment privilégiés les matériaux les plus sains et ayant le plus faible impact environnemental, que ce soit pour la construction, l’isolation ou encore la décoration. Les isolants thermiques biosourcés, par exemple, fabriqués à partir de matières végétales ou animales (paille, chanvre, laine…), sont très prisés, bien que plus coûteux que les isolants traditionnels. Ces matériaux respirent et régulent naturellement l’humidité intérieure du logement. A noter qu’une bonne isolation thermique (toit, plancher, murs, vitrages), doit toujours aller de pair avec une ventilation performante.

Des énergies renouvelables en complément

Pour accroître leurs performances, les maisons bioclimatiques utilisent également les énergies renouvelables disponibles sur le site : panneaux solaires thermiques pour la production d’eau chaude sanitaire, panneaux photovoltaïques pour l’électricité, pompes à chaleur géothermales ou air-eau pour le chauffage… Des équipements choisis pour être économes à l’usage et moins générateurs de gaz à effet de serre que les énergies fossiles. Il s’agit bien ici de cumuler autant que possible toutes les innovations, en termes de matériaux et de procédés, pour obtenir des conditions de confort agréables tout en faisant des économies.

Bon à savoir : 202 bâtiments passifs (produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment) labellisés en France en dix ans (entre 2007 et 2017).
Source : La Maison Passive.

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