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Qu’est-ce que le coefficient de conversion ?

Qu’est-ce que le coefficient de conversion ?

Publié le 28 février 2019

« Sur mon compteur de gaz, je relève des index en m3 et vous me facturez des kWh. Pourquoi ? Richard (38). » La réponse mérite plus de 280 caractères !

Vous avez raison, Richard. Comme tous les autres fournisseurs de gaz naturel, Eni facture à ses clients la quantité d’énergie consommée, exprimée en kWh. Le problème, c’est que les compteurs mesurent le volume de gaz livré, exprimé en mètres cubes. Il est donc nécessaire de convertir le volume livré en énergie consommée.
Cette opération est réalisée grâce à une formule : le coefficient thermique, appelé également « coefficient de conversion en énergie », qui représente la quantité d’énergie (exprimée en kWh) contenue dans un mètre cube de gaz.
Mais ce qui complique encore les choses, c’est que la quantité d’énergie n’est pas constante, elle varie selon votre lieu d’habitation et également selon la composition du gaz naturel qui vous est livré à l’instant t.

L’effet de l’altitude

Vous, Richard, qui habitez en Isère, devez savoir que la pression atmosphérique varie avec l’altitude. Si l’altitude a un effet sur les corps, elle en a également sur les gaz. Au fur et à mesure que l’on s’élève par rapport au niveau de la mer, le gaz devient en effet moins dense. Ce qui signifie qu’il contient de moins en moins de matière, donc d’énergie. Ainsi à mille mètres d’altitude, à Villard-de-Lans par exemple, le gaz a un coefficient thermique plus faible d’environ 10 % qu’au niveau de la mer.

Un gaz naturel plus ou moins riche

Bien sûr, l’altitude du point de comptage chez un particulier ne varie pas, on la connaît une bonne fois pour toutes. En revanche, ce qui varie en permanence, c’est la qualité du gaz distribué. En fonction de son origine, c’est-à-dire du pays ou encore du site d’où il est issu, le gaz peut être plus ou moins « riche » et c’est là le hic.
On distingue ainsi deux types de gaz naturel : le gaz B pour « bas pouvoir calorifique » et le gaz H « pour haut pouvoir calorifique ». Le gaz B provient essentiellement des Pays Bas et il est distribué dans le Nord de la France. Sur le reste du territoire, le gaz H provient surtout de la mer du Nord, de la Russie ou encore de l’Algérie.
Pour connaître le contenu énergétique moyen du gaz naturel distribué aux habitants, des mesures sont régulièrement effectuées en différents points du réseau. Et les différences se traduisent sur la facture par le biais du coefficient de conversion. Nous allons voir comment.

Ma facture adaptée aux variations

Lorsque l’agent missionné par votre gestionnaire de réseau se rend chez vous pour relever votre compteur de gaz, il note le volume de gaz que vous avez consommé. Pour déterminer l’énergie correspondante, il applique à ce volume le coefficient thermique ad hoc. Nous avons vu que le gaz naturel était plus ou moins riche. Pour en tenir compte, le coefficient appliqué est constitué de la moyenne des coefficients quotidiens mesurés depuis la date du dernier relevé. C’est ce qui explique que le coefficient thermique est différent lors de chaque relevé.
Reste que quel que soit votre lieu d’habitation, Eni vous assure les meilleurs services et des offres compétitives, pour la fourniture de gaz naturel comme pour celle d’électricité.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur fr.eni.com ou appelez nos conseillers au 32 94 (du lundi au vendredi de 9 h à 19 h).

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